La section Internationale au Festival de Montélimar
Dans le cadre de l’enseignement et des projets culturels de la section internationale, Mme Barret, professeure d’anglais, a proposé aux élèves de Première et Terminale G7 internationaux de participer au Festival de cinéma « De l’écrit à l’écran », lundi 21 septembre 2026 à Montélimar.
La journée a débuté par la projection en version originale sous-titrée du long-métrage britannique « I Swear » réalisé par Kirk Jones (2026), récemment récompensé par 3 BAFTA dont celui du meilleur casting. Le film, sorti sous le titre "Plus fort que moi" en français raconte l'histoire vraie de John Davidson, un homme atteint du syndrome de Gilles de la Tourette depuis son adolescence au début des années 80.
Les élèves ont été très émus par ce film qui montre sans détour l'incompréhension, le rejet et les discriminations dont est victime le jeune garçon puis le jeune homme qu'il devient, à une époque où le syndrome de Gilles de la Tourette n'est pas encore reconnu. Tous ont aussi été admiratifs de cet Ecossais, dont le réalisateur raconte la détermination à vivre le plus "normalement" possible en dépit de ses tics de langage et moteurs, son engagement à accompagner d'autres malades atteints de ce syndrome -et leurs familles- et à sensibiliser, aujourd'hui encore, les professionnels de santé à la réalité de cette pathologie.
L'après-midi, les élèves ont assisté à une conférence intitulée "L'IA, un(e) ami(e) qui vous veut du bien?" conduite par Albert Moukheiber, docteur en neurosciences cognitives. Cet expert qui est aussi psychologue clinicien et enseignant à l'Université Paris 8 a d'abord expliqué que l'histoire de l'IA était à l'origine liée à la tentative de comprendre le fonctionnement du cerveau mais qu'aujourd'hui les applications qui en sont faites ont dévié de cet objectif. Il a défendu le point de vue qu'aujourd'hui, il n'y a pas d'opposition entre l'intelligence humaine et l'intelligence artificielle ni de guerre des intelligences mais que la question est bien de savoir si l'intelligence artificielle est bonne ou pas pour l'homme.
Il a notamment mis en garde contre les risques de manipulation du fait d'une confiance excessive des humains envers l'intelligence artificielle -une machine-, qui peut mentir et inventer. Il a évoqué la façon dont les intelligences artificielles mais aussi les plateformes numériques ou les réseaux sociaux via les algorithmes utilisent les biais cognitifs - pour orienter les opinions, les comportements et la consommation. Pour traduire cette idée, il a donné plusieurs exemples de la vie courante pour montrer en quoi les réponses que l'on obtient valident nos convictions, nous réconfortent mais sont orientées en fonction de biais dont on n'a pas conscience, qui ne sont pas neutres, au détriment de notre liberté de jugement et d'opinion.
Une conférence dense où les élèves ont pu prendre conscience de l'urgence de ne pas toujours s'en remettre à l'intelligence artificielle et donc aux algorithmes pour apprendre, penser, raisonner, décider, agir, consommer et même voter mais au contraire de la nécessité de rester curieux, de s'interroger, de remettre en question certaines opinions ou croyances pour penser par soi-même.
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